La pratique //

Vous avez certainement une vie bien remplie, ou c’est le vide total. Vous vous réveillez comme un coq à 6h du matin, ou vous trainez dans votre lit jusqu’à 10h. Vous êtes généralement de bonne humeur le matin, ou vous êtes ce qu’il y a de plus grognon. Vous faîtes du sport, du yoga, vous mangez sainement, ou … N’en disons pas plus, car pour ceux qui n’arrivent à rien le matin, on ne va pas insister…

Avec de la pratique, on finit par apprendre à avoir plus de contrôle sur nos activités et notre énergie du matin. Chacun a sa nature et il faut se battre contre les symptômes de sa propre nature. Notre personnalité est malléable, rien n’est statique, même si nous persistons souvent à vouloir que les choses le soient pour notre propre confort… Que ne ferions-nous pas pour notre propre confort ? Le plus grand but de notre vie est-ce d’être heureux ou de garder notre confort ? À quel point “être confortable” nous sert ou nous dessert ? C’est une question difficile. Pour le confort nous restons dans une relation qui ne va plus. Nous prenons le métro pour aller à un rendez-vous trois arrêts plus loin. Nous refusons de dire non à quelqu’un. Nous refusons de prendre soin de nous. Oui, en étant trop confortable, nous finissons par ne plus voir que nous nous faisons du mal et que nous ne prenons pas soin de notre bien-être.

Avec de la pratique, on apprend à prendre soin de nous. On apprend à voir quand nos dépassons nos propres bornes, quand nous atteignons nos limites de compassion envers le “bullshit”, nos limites de tolérance envers ce qui nous dérange profondément, nos limites de communication, nos limites d’écoute attentive, toutes nos limites. Quand nous atteignons nos limites de tolérance envers tout ce qui nous bouscule, nous secoue, nos dévalorise, nous pousse à la soumission, là débute le travail, là débute la pratique de prendre soin de soi.

À suivre …