La pratique: Tous très occupés … //

(Partie 2) Lire le premier article ici: La pratique

Combien d’entre-nous sommes “très occupés” ? Saviez-vous que le terme “Busyholic” existe et qu’il signifie “une personne qui ne reconnait pas le besoin de se reposer ou qui se sent bien uniquement quand elle est occupée à accomplir une tâche autre que celle de se reposer” ? Vous vous sentez mal quand vous prenez un moment dans la journée pour vous reposer ? Vous êtes toujours en connexion sur votre ordinateur ou votre téléphone ?

D’ailleurs un des symptômes du “Busyholism” est que vous tournez automatiquement la tête vers votre téléphone à chaque sonnerie de notification. Vous êtes devenu un robot, conditionné à réagir à vos notifications qui vous permettent de ne rien rater, de rester actif et de répondre très rapidement aux mails que vous recevez. Et d’ailleurs parlons de ça : vous n’êtes pas obligé de répondre aux mails clients à 2 heures de matin ! Dormez ! Tout ce que vous allez créer c’est une habitude à devenir insomniaque.

Avec la pratique, on apprend à se déconnecter et guérir de la maladie de Busyholism. Pour cela, on comprends que “ne rien faire” est une permission envoyée à notre cerveau pour récupérer. Et vous savez quoi ? Non seulement il récupère de l’énergie mais il utilise ce temps pour générer des idées, trouver des solutions à des problèmes, guérir votre corps, envoyer des hormones apaisantes et relaxantes etc. Finalement, c’est qui vraiment le “busyholic” ici ? Le cerveau ne s’arrête jamais de travailler donc vous pouvez vous reposer et le laisser faire sans culpabiliser et lâcher prise …

Avec la pratique, on apprend à lâcher prise. Le lâcher-prise, le nirvana, l’impossible légèreté de l’être pour ne pas dire “L’insoutenable légèreté de l’être” (Milan Kundera). Insoutenable, impossible, le paradis inacceptable, inconcevable pour le busyholic. Mais “lâcher prise” il faut ! Pour notre santé mentale, pour développer notre créativité, augmenter notre capital bien-être, et revenir à l’essentiel…

Avec la pratique, nous revenons à l’essentiel dans notre vie. Nous nous concentrons sur ce qui compte vraiment et non sur une multitude de choses qui nous fait perdre de l’énergie. Nous disons non aux tâches qui ne sont pas les plus urgentes et si nous ne sommes pas à notre compte mais employé nous essayons d’expliquer à notre boss pourquoi ne pas nous disperser dans diverses tâches moins importantes est primordial pour avoir la capacité mentale et créative d’accomplir la tâche principale. Et si on accordait un temps bien concret aux petites tâches pendant par exemple deux heures et les 4 à 6 autres heures restantes les consacrer à la tâche principale sans être trop dérangé ? Haha! C’est peut-être naïf d’y croire, mais certains employeurs n’y verront que du positif s’ils testaient cette méthode ! Pour ceux qui sont leur propre patron: pour aller à l’essentiel il faut lâcher prise et savoir déléguer…

Avec la pratique, nous déléguons les tâches facilement réalisables et chronophages. Eh oui et ça fait du bien ! Ça nous libère de l’espace mental pour l’essentiel, pour les tâches qui devraient être notre priorité mais qui sont toujours reléguées au second plan car on manque de temps. On apprend à faire confiance et laisser les autres faire le travail à notre place, tout en oubliant pas à vérifier que le résultat est bien ce que nous attendons. Si ce n’est pas le cas peut-on accepter la nouvelle vision qui nous est proposée ? Sinon, tout simplement rediriger vers le résultat que l’on souhaite.

Avec la pratique, on apprend que nous ne sommes pas obligés d’être des busyholics. C’est une attitude mentale qui génère beaucoup de stress, d’erreurs, de surcharge mentale et mène tout simplement au burnout ! Utilisons des outils de relaxation et de productivité comme la méditation, la respiration concentrée, la sieste – même au bureau et le lâcher-prise entre autres. Utilisons tout simplement le bon sens : être busyholic est une activité mentale nocive pour la santé !